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Rationalisation des données sur la durabilité pour améliorer les moyens de subsistance et satisfaire les besoins du consommateur

15 janvier 2018
ITC Nouvelles
À l’ouverture du Forum du commerce pour le développement durable de l’ITC, les panélistes se sont focalisés sur la collecte, l’analyse et l’utilisation de données pour stimuler la croissance durable.

Des données ouvertes et diversifiées peuvent influencer favorablement l’amélioration du commerce durable à l’échelle internationale, et ceci ne peut être fait qu’au moyen des partenariats entre les agriculteurs, les entreprises et les gouvernements. C’est ce qu’il faut retenir de la séance d’ouverture du Forum du commerce pour le développement durable (T4SD).

Les chefs d’entreprises et les spécialistes du secteur réunis lors d’un événement organisé en marge du Forum public de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le 28 septembre, ont souligné l’importance de la collecte et de l’analyse d’un grand volume de données qui permettrait aux petits producteurs de prendre des décisions pour améliorer leurs moyens de subsistance et mieux répondre aux exigences des consommateurs qui demandent davantage de produits qui cadrent avec leurs valeurs sociales et environnementales.

De plus, Mme Arancha González, Directrice exécutive de l’ITC a déclaré en début de séance que « Le client est roi. Les consommateurs souhaitent des échanges de qualité, qui soient respectueux de l’Environnement, socialement responsables, ainsi qu’une meilleure protection du consommateur. »

Collaborer avec producteurs et décideurs politiques Les panélistes ont souligné que la satisfaction de ces exigences en matière de durabilité fait partie de la gestion d’une entreprise concurrentielle aujourd’hui. Afin de créer des chaînes de valeur réellement durables, la collecte des données et des points de vue de tous les acteurs, non seulement les grandes entreprises et les décideurs politiques, mais aussi les producteurs, est déterminante.

Nyagoy Nyong’o, Chef de direction de Fairtrade Africa a déclaré, « Nous avons besoin d’un modèle participatif dans lequel l’agriculteur a voix au chapitre quant aux indications d’amélioration des moyens de subsistance ou la définition même de cette amélioration ». Selon Ian Hope-Johnstone, Directeur, Durabilité agricole chez PepsiCo, « Nous devons collecter des données de différentes sources puisque divers acteurs recherchent différents types de données.

Le travail de collecte des données globales commence au niveau des exploitations agricoles,
Si nous ne garantissons pas la sécurité de l’exploitation agricole, nous ne pourrons pas bien nous pencher sur les études de marché et la recherche sur un produit particulier. En premier lieu, nous devons renforcer la résistance à long terme aux niveaux de l’exploitation agricole et du paysage. »Relever les défis Pour permettre aux petits exploitants agricoles et aux petites entreprises de mieux respecter les normes internationales de qualité, ainsi que les normes sociales et environnementales, qui deviennent de plus en plus une condition préalable pour tirer parti des chaînes de valeur lucratives, de nombreux défis prioritaires doivent être relevés.

D’après Nyong’o de Fairtrade Africa, en Afrique en particulier le champ d’application est un des défis à relever ce d'autant qu’il existe des centaines d’organisations de producteurs parlant diverses langues. Le manque de transparence concernant les perspectives pour les femmes, l’actualisation des données, et l’utilisation limitée des technologies numériques et mobiles sont d'autres défis.

Relever ces défis ouvrira la voie à la collecte des données plus précises et inclusives, ce qui permettrait aux acteurs de prendre des décisions plus éclairées.

Marjeta Jager, Directrice adjointe à la Direction générale de la Coopération internationale et du développement (DEVCO) de la Commission européenne a déclaré, « Tout organisme de régulation nécessite des données, de meilleures données, des données plus fiables. Nous avons également besoin des solutions numériques et d’Internet pour la collecte des données. La numérisation des données dans les pays en développement est notre priorité.

L’exécution des décisions éclairées par des données probantes permet d’attirer des investissements du secteur privé au service du développement et est un facteur clé pour garantir la durabilité de ces initiatives. Les secteurs public et privé doivent travailler ensemble ».Systématisation des données, suivi des progrès Henning Droege, Directeur des Affaires internationales, Asociacion de Azucareros de Guatemala (ASAZGUA) a déclaré, « Tous les secteurs et toutes les parties prenantes doivent avoir une meilleure compréhension et pouvoir reconnaître la durabilité. Une fois la question réglée et si nous collectons les données à l’aide des technologies, la systématisation des données sera d’une grande aide. Cela pourrait contribuer grandement à l’harmonisation de différentes normes. »

Pour les conférenciers, la systématisation de la collecte et de la gestion des données depuis le producteur jusqu’à la chaîne de valeur réduit le chevauchement des normes, qui à son tour favorise la transparence, et établit un lien de confiance avec les consommateurs.

Karin Kreider, Directrice exécutive, ISEAL Alliance, une organisation mondiale dont le but est de renforcer les systèmes de normes de durabilité a déclaré, « Il ne s’agit pas seulement de la norme, mais éalement de sa mise en œuvre. Il suffit juste de se lancer. Il faut se fixer un petit objectif et se lancer rapidement parce que tout retard accentue les entraves ».

Droege d’ASAZGUA a déclaré, « Une fois votre système en place et dès que vous pouvez gérer vos activités, nous pouvons travailler plus efficacement, suivre les progrès accomplis en matière de développement, créer des emplois et réduire la corruption, ».

Pour obtenir plus d’informations sur le Forum du commerce pour le développement durable de l’ITC, visiter la page Internet.