Speeches

L’année 2015 en bref

19 janvier 2018
ITC Nouvelles
Discours d’ouverture de Mme Arancha González, Directrice exécutive de l’ITC à l’occasion de la réunion du Groupe consultatif commun à Genève - 4 juillet 2016

Monsieur le Directeur général Azevêdo,

Monsieur le Secrétaire général adjoint Reiter

Excellence madame l’Ambassadrice O’Brien,

Excellence monsieur l’Ambassadeur Negash Kebret Botora

Mesdames et Messieurs,

Soyez les bienvenus à la 50e session du Groupe consultatif commun. Permettez-moi de remercier le Directeur général Azevedo et l’OMC de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais également remercier le Secrétaire général adjoint de la CNUCED, M.Reiter qui représente le Secrétaire général Kituyi actuellement à Nairobi pour la préparation de la CNUCED XIV.

Je voudrais également saluer la présence de M.Dabire, Commissaire de l’UEMOA en charge du commerce.

Je voudrais exprimer ma gratitude à son Excellence madame l’Ambassadrice Patricia O’Brien d’Irlande pour avoir présidé à la 49e session du JAG, et accueillir son Excellence monsieur l’Ambassadeur Kebret Botora comme Président de cette 50e session.

Je commencerais par vous présenter un aperçu de la manière dont l’ITC a développé le modèle du commerce vertueux en 2015 et je continuerais en exposant les priorités et défis auxquels nous prévoyons de faire face pour l’année à venir.

Les faits de l’année dernière parlent d’eux-mêmes. Le Rapport annuel déposé devant vous démontre que nous avons parfaitement honoré nos promesses de 2015.

ITC : Grandes réalisations en 50 ans d’histoire

Premièrement en 2015, les prestations d’assistance technique, d’appui au renforcement des capacités et d'informations de veille économique et commerciale de l’ITC étaient les domaines avec les performances record de notre histoire. Les dépenses extrabudgétaires ont atteint un niveau sans précédent de $55 millions, soit plus de 40 % par rapport à 2013. Et les dépenses totales ont approché les $100 millions Nous avons adapté les besoins des clients aux exigences des donateurs, grâce aux ressources du guichet 1 afin de mettre au point de nouvelles interventions novatrices pour démultiplier les répercussions à l’avenir.

Nous avons investi un montant record de $1,2 million dans le développement des entreprises ; d’après notre expérience, chaque $ investi a rapporté $16 en nouveaux financements.

Nous nous sommes engagés à consacrer au moins 70 % de nos interventions sur les pays prioritaires à savoir les PMA, l’Afrique subsaharienne, les petits États insulaires en développement, les petites économies vulnérables et les pays sortant d’un conflit. Nous avons maintenu notre engagement à rester « focalisés » et avons exécuté nos projets à 80 %.

Notre double emphase sur le « milliard le plus pauvre de l’humanité » et sur les communautés « au bas de la pyramide », à savoir les pays moins intégrés et les groupes les moins autonomes tels que les femmes, les personnes vivant dans une pauvreté extrême, les réfugiés et les personnes déplacées et les jeunes ; ne va pas sans risque
Cela signifie que les projets se heurtent souvent à des obstacles inattendus.

Aux îles Fidji, par exemple, au début de cette année j’ai constaté à quel point les ravages du Cyclone Winston ont tout simplement anéanti une grande partie des réalisations d'un projet sur la chaîne de valeur visant à promouvoir la transformation et le commerce des produits agroalimentairesCependant, de tels risques valent la peine.

Dans ces îles Fidji, les agriculteurs ont montré une forte résilience pour continuer à bénéficier de ce travail. Ces agriculteurs savent désormais comment tirer davantage de valeur de leurs produits dans les marchés, et ils agrandissent leur exploitation et procèdent à la replantation.

La même situation s’est produite au Népal avec le tremblement de terre, ou au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone où ils se sont efforcés de surmonter les conséquences du virus Ebola. Le renforcement des capacités locales et de résilience les outille pour mieux s'en sortir face aux crises auxquelles ils sont confrontés

Des réformes structurelles ont favorisé une forte expansion

Deuxièmement, l’ITC a évolué pour répondre aux demandes des clients. Et nos performances nous ont permis d'atteindre nos objectifs. L’année dernière, nous avons substantiellement revu ces objectifs à la hausse afin de maintenir la croissance que nous ne pouvions pas anticiper lors de la définition des objectifs biennaux pour l’exercice 2014 / 15, conjointement avec des gains en efficacité plus élevés que prévu. Je suis heureuse d’annoncer que nous avons atteint ces objectifs élevés.

Notre capacité de déploiement rapide en l’espace de quelques années, sans compromettre l’optimisation des ressources était le résultat de changements structurels, avec un accent sur l’organisation stratégique de notre portefeuille de solutions et une focalisation ininterrompue sur l’impact.

Dès 2013, nous avons élaboré un nouveau plan stratégique qui a amorti les fluctuations de l’économie mondiale et nous nous sommes préparés pour la transition entre les objectifs du Millénaire pour le développement et le Programme de développement durable à l'horizon 2030. Nous avons axé notre travail autour de six domaines d’action et quinze programmes, ce qui nous a permis de nous concentrer sur nos avantages comparatifs tout en adaptant les besoins des clients aux priorités des donateurs. Chaque programme renvoie à un ensemble bien défini d’interventions. Chacun dispose d’une théorie de changement validée par des tiers et d’un cadre logique qui énonce comment produire et mesurer les résultats et l'impact.
Les programmes ne fonctionnent pas en vase clos : nous encourageons l’échange de connaissances et tirons parti des complémentarités.

2015 était l’année du déploiement complet de ce portefeuille de programmes, qui se retrouve dans le Rapport annuel qui vous est soumis.

En 2015 nous avons lancé un nouveau portail de projets, un outil de gestion de projet totalement intégré qui facilite la conception de projet, permet le suivi des performances et simplifie l’élaboration des rapports ainsi que la clôture des projets.

Les Objectifs mondiaux de développement durable sont devenus une référence pour l’ITC après leur adoption en septembre dernier. Nous avons pleinement intégré les objectifs de développement durable dans nos programmes, et développé des outils de suivi des progrès accomplis.

En 2015, l’ITC a enregistré des résultats tangibles

Troisièmement, nous avons produit des résultats et des impacts tangibles. Permettez-moi de vous présenter les points saillants de notre travail en 2015.

En matière d’informations de veille économique et commerciale, nous nous sommes efforcés de les rendre plus simples et plus abordables pour les partenaires commerciaux. Nous avons lancé les Perspectives de compétitivité des PME, un rapport phare qui permet aux décideurs politiques et au secteur privé de déterminer les réformes qui généreront les meilleurs résultats en vue d’améliorer les performances des PME. Nous avons rendu publique une application, SheTrades qui permet aux entreprises appartenant à des femmes du monde entier de se connecter plus facilement aux acheteurs. Nous avons développé « Procurement Map », un outil en ligne qui met à la disposition des PME des informations quotidiennes sur plus de 130 000 appels d’offres publics. L’Académie de commerce pour les PME en ligne a enregistré presque 5 000 personnes, dont un tiers est issu du secteur privé. En bref, nous avons doté les autres d’outils pour renforcer l’impact de l’ITC à un faible coût marginal supplémentaire, démultipliant ainsi la rentabilité des investissements des donateurs.

En 2015, nos outils d’informations commerciales ont généré près de $300 millions en transactions commerciales. Cette hausse a été plus que doublée par rapport à 2014. Ce chiffre à lui seul est plus de 3 fois supérieur au budget annuel total de l’ITC !

À partir de la zone de libre-échange d’Europe centrale jusqu’à la République dominicaine, nous avons communiqué avec les entreprises en matière de mesures non tarifaires. Et forts de ces données probantes, nous avons soutenu les pays à surmonter ces obstacles afin de réduire les coûts des échanges. Nous avons permis à Maurice de présenter un Mécanisme d’alerte sur les obstacles au commerce par lequel les entreprises peuvent signaler en temps réel les obstacles au commerce aux autorités locales. Ce mécanisme a vite résolu de multiples restrictions portuaires, et Maurice a éliminé de dizaines d’exigences en matière de permis d’exportation et d’importation, ce qui s’est traduit par une concurrence équitable.

En instaurant un environnement économique plus propice aux échanges, nous avons concouru à l’élaboration des stratégies d’exportation au Burkina Faso, au Cameroun, en Tanzanie et au Cambodge. Nous avons soutenu le Liberia et l’Afghanistan pour la conclusion des négociations d’adhésion à l’OMC.

Nous avons également soutenu la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC dans plus de 50 pays, soit une hausse de 50 % du nombre de pays qui ont reçu un appui en 2014. En 2015, 12 pays soutenus par l’ITC ont ratifié l’Accord. Au cours des six premiers mois de 2016, trois autres y ont apposé leur signature.

Une grande partie de ce travail a été d'impulser la participation du secteur privé aux discussions pour faire mieux comprendre aux gouvernements les problèmes pratiques auxquels sont confrontées les entreprises. Nous avons agi en collaboration avec d’autres organisations telles que la CUNCED, la CEE-ONU et l’Alliance mondiale pour la facilitation des échanges.

Et nous avons procédé de la manière la plus rentable et efficace possible : pour une moyenne de $20 000 par pays, la CNUCED et l’ITC, travaillant de concert, ont permis à plus de 50 pays de regrouper et de déclarer leurs engagements en faveur de l’OMC. Cette action présente un excellent rapport qualité-prix, surtout si on considère que la CNUCED et l’ITC réunis ne représentent que 3 % du financement total alloué pour soutenir l’Accord sur la facilitation des échanges. Imaginez ce que nous pourrions faire avec davantage de ressources plus prévisibles pour la facilitation des échanges !

Plus de 300 institutions d'appui au commerce et à l’investissement soutenues par l’ITC ont amélioré leur efficacité de gestion et la qualité des services offerts à leurs clients PME. Ce chiffre est près de trois fois supérieur au soutien accordé en 2013. Pourquoi est-ce important ? Parce qu’une étude menée par l’ITC en collaboration avec l’Université de Genève et le Réseau des organisations européennes de promotion du commerce a révélé que chaque $ supplémentaire dépensé sur la promotion des exportations, équivaut à $87 d’exportations supplémentaires et une augmentation de $384 du PIB.

Tout en accompagnant les PME à se connecter aux chaînes de valeur, nous avons permis aux fournisseurs de services informatiques du Bangladesh de se connecter aux clients en Europe et au Nigeria. Les usines de transformation agroalimentaire des îles Fidji exportent vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande ; les exportateurs du Sri Lanka se déploient vers l’Europe ; les exportateurs du Laos et du Cambodge pénètrent les marchés chinois. Les femmes productrices de la Papouasie-Nouvelle-Guinée entrent dans les marchés japonais et australien, ainsi qu'au Nicaragua et aux États-Unis ; les entreprises du Tadjikistan et du Kirghizistan entrent en Russie. Au Bénin, un projet financé au titre du Cadre intégré renforcé d’une valeur de $641 000 sur une période de trois ans nous a permis de promouvoir les exportations de noix de cajou, totalisant plus de $30 millions la première année. Il s’agit là d’une rentabilité des investissements d’environ 150 sur 1.

Au Kenya, nous nous sommes associé au géant de l’électronique allemand Bosch pour permettre aux PME de réduire les déchets et stimuler la productivité au moyen des techniques de production dites « lean ». Notre partenaire dans ce travail, Kenya Institute of Supplies Management, a introduit le processus de production "lean" dans son portefeuille de services consultatifs. Pour résumer : l’ITC a mobilisé les compétences du secteur privé pour les PME, et ces avantages seront désormais amplifiés à travers le pays par le biais d’une institution nationale majeure.

Pour ce qui est du développement du commerce inclusif et vert, nous avons lancé l’initiative SheTrades pour connecter 1 million de femmes d’affaires aux marchés d’ici 2020. Cette initiative vous sera présentée cet après-midi. Lors du Forum des femmes commerçantes de l’an dernier au Brésil, des femmes entrepreneurs ont signé des lettres d’intention d’exportation d’une valeur totale de $20 millions. Ce chiffre représente quatre fois le montant obtenu en 2014. Les communautés pauvres affiliées à notre Initiative de mode éthique en Éthiopie, en Haïti, au Mali ou en Palestine ont enregistré un accroissement de 70 % du commerce. Le renforcement des compétences et les connexions commerciales pour le raphia et le cacao ont permis à des communautés de Madagascar et de l’Amazonie péruvienne d’accroître leurs revenus grâce à une meilleure protection de la biodiversité.

Dans notre sixième et dernier domaine d’intervention, qui soutient l’intégration économique régionale et les liens Sud-Sud, deux projets passionnants renforcent les liens commerciaux et d’investissement entre l’Afrique et les deux plus grandes économies émergentes à savoir la Chine et l’Inde. Le projet de Soutien au commerce et à l’investissement de l’Inde pour l’Afrique (SITA) a déjà généré des échanges de près de $5 millions pour le curcuma, les légumineuses et le coton, avec des transactions d’une valeur de $50 millions. Et à la fin de l’an dernier, nous avons lancé le Partenariat pour l’investissement et la croissance en Afrique (PIGA), qui vise à encourager les investissements chinois dans l’apport de valeur ajoutée axée sur l’exportation en Afrique. À la fin de cette année, nous envisageons d’annoncer les premiers contrats d’investissement chinois en Éthiopie, au Kenya, en Zambie et au Mozambique. Plus de contrats comme ceux-là sont signés dans le domaine de la coopération Sud-Sud et triangulaire avec l’ITC qui travaille avec le Chili, la Corée, la Malaisie, la Turquie, le Maroc, les Émirats arabes unis et d’autres afin de soutenir d’autres pays en développement.

Priorité accordée à l’innovation

L’innovation constante est essentielle pour « faire plus et mieux », ce qui est mon credo depuis mon arrivée à l’ITC. C’est pourquoi nous avons créé un petit laboratoire d’innovation en tant que centre pour stimuler les idées et des approches novatrices en travaillant avec des institutions éducatives et scientifiques, d’autres agences des Nations unies et des groupes de réflexion.

Quelques exemples de nos innovations en 2015 :

- l’application SheTrades facilite la connexion des femmes d’affaires aux marchés ; elle est développée avec Google et avec la société brésilienne CI&T ;

- notre travail dans le cadre du soutien des PME au commerce en ligne. En collaboration avec DHL et eBay, nous avons développé un ensemble exhaustif de « solutions électroniques » pour permettre aux entreprises de surmonter les obstacles au commerce en ligne. Vous pouvez les essayer aujourd’hui à la caravane du commerce en ligne dans l’atrium de l’OMC. Vous pourrez acheter des accessoires de mode en provenance de Syrie, de Côte d’Ivoire et d’Éthiopie, du café en provenance du Rwanda et des produits alimentaires du Maroc et du Sénégal. Parmi les personnes qui bénéficieront de vos achats, vous aurez des femmes déplacées du fait de la guerre à Damas, de pauvres tisserands d'Éthiopie et des travailleurs de l’une des rares stations nationales de lavage de café au Rwanda. J’ai le plaisir d’accueillir ici Rania de Syrie, Mafi d’Éthiopie, Anna du Rwanda et El Amine du Maroc. Plus tard dans la journée, l’ITC signera un protocole d’entente avec le vice-président d’Ebay pour renforcer notre partenariat dans la fourniture de solutions électroniques pour les PME ; -

-avec des partenaires tels que le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), l’ITC développe des projets pilotes dans des camps de réfugiés pour étudier comment connecter les réfugiés et les communautés déplacées au commerce peut leur permettre de générer des revenus et acquérir des compétences pour l’avenir ;

- en utilisant les numéros de géolocalisation et les «mégadonnées», en partenariat avec GS1, nous assistons les agriculteurs et les entreprises agro-industrielles à assurer des chaînes de valeur agricoles traçables et plus durables.

Pour nous, l’innovation signifie : récompenser une réflexion nouvelle, établir des partenariats avec d’autres et en particulier avec le secteur privé et veiller à ce que les innovations puissent être portées à grande échelle pour un impact plus étendu.

Mieux mesurer l’impact des activités de l’ITC

Pour en venir à présent à la question de l’impact, en 2015, nous avons consenti d’importants investissements pour mieux capturer l’impact de notre travail.

L’impact ne se vérifie pas seulement en terme d’attribution mais également de contribution. La mesure appropriée repose sur un référentiel d’informations comparables au fil du temps, de sorte que nous puissions prendre des décisions de changement sur la base de données factuelles. L’application SheTrades, les enquêtes spécifiques à l’entreprise et l’initiative basée sur la géolocalisation pour les entreprises agroalimentaires faciliteront la collecte de telles informations.

L’impact concerne également l'investissement sur des méthodologies. C’est pourquoi nous avons investi dans l’initiative RISE qui signifie Respecter, Investir, Soutenir, et Autonomiser (RISE) et est une approche fondée sur des valeurs de références, de suivi et de mesure d’impact pour examiner les effets de la réduction de la pauvreté par des entreprises résultant d’interventions ciblant les micros-entrepreneurs. C’est pourquoi nous avons investi dans une méthodologie d’évaluation de l’impact des institutions d'appui au commerce et à l’investissement. C’est aussi pour cela que nous avons investi dans une méthodologie d’analyse de la compétitivité internationale des PME à travers nos Perspectives de compétitivité des PME. Enfin, c’est également la raison pour laquelle nous coopérons avec des institutions de recherche en l'occurrence deux universités néerlandaises dans le cadre de l’initiative PRIME.

Notre ambition immédiate d’amélioration de la mesure de la performance est que tous les projets et programmes se conforment, d’ici la fin de l’année, aux normes de mesure des résultats établies par le Comité des donateurs pour le développement de l’entreprise (CDDE).

Une partie importante de l’amélioration de la performance est la compréhension des coûts. Avec la mise en œuvre du nouveau système de planification des ressources d’entreprise à l’échelle de l’ONU, l’UMOJA, l’an dernier, nous travaillons sur la transparence du système et des structures de rapport variées pour couvrir entièrement les coûts opérationnels de l’ITC en 2016. Je parle d’« espoir » parce que nous sommes toujours sur la courbe d’apprentissage d’UMOJA, car plusieurs de ses fonctionnalités ne sont disponibles que maintenant.

Investir dans des ressources humaines plus diversifiées et professionnelles

Le plus grand atout de l’ITC est son personnel. L’an dernier, nous avons maintenu notre tendance vers plus de diversité et d’efficacité. Grâce à nos recrutements, qui ont duré 121 jours, contre 187 jours en 2013, nous avons réalisé une plus grande diversité géographique : 82 nationalités représentées en 2015, contre 74 en 2013 ; plus de membres du personnel et d’administrateurs auxiliaires des pays en développement et des pays les moins avancés ainsi que plus de femmes retenues pour 45 % des concours de recrutement de personnel à durée déterminée, un chiffre légèrement supérieur à celui enregistré en 2014 et nettement supérieur au chiffre de 13 % enregistré en 2013.

Cela signifie que nous parlons de l’égalité des genres en mettant en œuvre les politiques adoptées l’an dernier pour atteindre la parité entre les genres à l’horizon 2020.

Enfin, en 2015, nous avons mené le premier sondage sur l’engagement du personnel, qui fournit une base pour des améliorations futures dans des domaines tels que l’équité, le bien-être, le partage d’informations et l’engagement personnel. Nous n’avons pas peur de nous poser des questions parfois difficiles, car nous sommes déterminés à nous améliorer.

Défis à relever en 2016 et dans les années suivantes

En conclusion, 2015 a été une bonne année pour l’ITC, c’est-à-dire pour vous tous, nos membres.

Une année où le soutien apporté par les donateurs par l’intermédiaire de l’ITC a eu un impact concret sur la vie des personnes.

Une année au cours de laquelle nous avons montré une fois de plus que l’ITC peut être utilisé pour offrir un meilleur rapport qualité-prix. Une estimation prudente montre que chaque $ d'assistance technique que vous nous avez confié a généré de huit à dix fois plus de transactions commerciales. Et ce même $ a mobilisé 25 % des fonds supplémentaires en espèces et en nature du secteur privé. C’est pourquoi l’ITC continuera d’investir massivement dans l’institution de partenariats avec le secteur privé, tant dans le Nord que dans le Sud.

Nous avons commencé 2016 en force. Au cours des deux derniers mois, nous avons lancé une publication intitulée « Intégrer les PME via le canal du commerce en ligne ». Nous avons organisé une série d’événements autour de l’économie numérique sur les « eComSouk ». Nous avons coanimé un dialogue sur le changement climatique et le commerce avec le groupe des PMA et une discussion sur les MPME et la politique commerciale avec la Mission permanente des Philippines et d’autres parties intéressées, nous avons organisé avec succès un événement « femmes d’affaires » en Finlande et lancé des travaux sur les chaînes de valeur de la noix de coco dans les Caraïbes. Nous avons organisé une série d’événements régionaux de facilitation des échanges et de mesures non tarifaires en Afrique de l’Ouest (UEMOA et CEDEAO) afin d’articuler un programme de travail pour la région.

Au cours des six prochains mois, l’ITC accueillera le Forum des femmes commerçantes en Turquie en septembre, le Forum mondial pour le développement des exportations au Sri Lanka en octobre et la Conférence mondiale de promotion du commerce au Maroc en novembre. Je vous invite tous à y prendre part.

Nous devons reconnaître, cependant, que l’horizon n’est pas sans nuages au moins pour 2016. Les ressources extrabudgétaires attendues de l’ITC pour cette année sont inférieures à celles de 2015. Cela a été en partie la conséquence des pressions exercées sur certains donateurs afin qu’ils ajustent leurs budgets d’aide au développement et retirent leur financement de l’Aide pour le commerce. De plus, ces réductions se produisent dans des contributions non affectées, limitant ainsi la capacité de l’ITC à innover et à répondre aux changements dans notre environnement opérationnel. Le fait que de telles contributions soient effectuées à court terme d’une année à l’autre rend également plus difficile, pour l’ITC, la planification avec ses partenaires et le renforcement de sa capacité à long terme qui perdurera après le retrait du soutien.

Dans le même temps, le financement réservé devient de plus en plus important et la bonne réserve de projets de l’ITC après 2016 confirme que les donateurs font confiance en l’ITC pour fournir des solutions durables d’Aide pour le commerce. Les tragédies humanitaires et les crises de réfugiés qui touchent de vastes parties du monde aujourd’hui ne disparaîtront pas de sitôt. À long terme, cependant, l’histoire révèle qu’une croissance généralisée concourt à la paix civile. Et que la plupart des personnes ne risquent pas leur vie à la recherche d’une vie meilleure ailleurs s’ils disposent d’opportunités économiques significatives dans leur pays.

Face aux pressions favorisant des situations d’urgence à court terme au détriment des investissements à plus long terme, je vous demande de continuer à faire confiance à l’ITC en tant que réalisateur de projets d’Aide pour le commerce pour promouvoir la croissance inclusive et le développement durable. Avec votre soutien, nous pouvons produire un impact commercial permanent.

Pour terminer, qu’il me soit permis de remercier le personnel de l’ITC pour son travail acharné et son dévouement, ainsi que l’équipe de direction dirigée par Dorothy Tembo. Sans leur travail d’équipe, rien de tout cela n’aurait été possible.

Je vous remercie pour votre attention.

Je vous remercie pour votre attention.