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Maintenant disponible en français et en espagnol : « Au-delà de la fibre : saisir toutes les opportunités du coton en Afrique »

29 avril 2021
ITC Nouvelles
Un rapport de l'ITC révèle que les produits dérivés du coton sont une source potentielle de revenus pour les agriculteurs africains

Le rapport du Centre du commerce international (ITC), « Au-delà de la fibre : saisir toutes les opportunités du coton en Afrique », qui encourage la diversification des produits et l'exploitation des produits dérivés du coton, est désormais disponible en français et en espagnol.

Le rapport provient de l'initiative conjointe de l'ITC, de l'OMC et de la CNUCED sur les produits dérivés du coton, à la demande des quatre pays du coton (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad).

Selon la publication, saisir ces opportunités pourrait aider les agriculteurs africains à améliorer leurs moyens de subsistance. L'huile, les tourteaux et farines, et les tiges de coton peuvent représenter jusqu'à 30 % de la valeur du coton-graine. Malgré un potentiel de 400 000 tonnes d'huile et de 500 000 tonnes de protéines, vital pour l'industrie de l'élevage en pleine croissance, l'huile et les tourteaux ne sont pas pleinement exploités. Le rapport estime que l'Afrique de l'Ouest pourrait générer environ 123 millions de dollars à partir des tiges de coton, qui pourraient être utilisées pour le compost ou transformées en briquettes et en granulés pour produire de l'énergie.

Le défi consiste à faire valoir les avantages d'une méthode plus structurée permettant d'exploiter le potentiel des dérivés du coton. « Les parties prenantes du coton en Afrique, des agriculteurs aux égreneurs en passant par les organismes de réglementation, manquent d'informations vitales sur les opportunités de l'utilisation de la plante de coton au-delà de la fibre », explique Pamela Coke-Hamilton, Directrice exécutive de l'ITC.

Le rapport aborde ces défis en explorant l'industrie du coton à travers l'Afrique, et analyse le décalage des pays africains par rapport à d'autres nations en matière de technologie apportant de la valeur ajoutée aux produits dérivés du coton. Le rapport explore également le manque de données permettant d'évaluer la viabilité des investissements en direction des produits dérivés du coton, et l’insuccès des politiques quant à la promotion du développement du coton dans son intégralité.

 « Certaines activités peuvent augmenter la valeur ajoutée du secteur du coton, sensibiliser les acteurs publics et privés et accroître la transparence », déclare Mme Coke-Hamilton. « Un soutien financier et technique de la part des gouvernements ou des donateurs est nécessaire afin de promouvoir cette valeur ajoutée. Le soutien envers les entreprises de transformation de produits dérivés est essentiel, tout comme le renforcement des capacités pour la mise en place des clusters industriels et la promotion de la coopération Sud-Sud ».

La publication présente le potentiel des sous-produits du coton et offre des recommandations sur la manière d'en tirer parti. La culture du coton génère entre 2 et 3 tonnes de tiges par hectare qui sont généralement brûlées par les agriculteurs. Ces tiges peuvent, par exemple, être utilisées comme engrais organique pour améliorer la fertilité des sols, comme combustible et même comme matière première pour la fabrication de panneaux de particules.

Découvrez la publication en français et en espagnol.