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DataSoft doit sa présence en Afrique de l’Est au « pouvoir des rencontres »

23 janvier 2018
ITC Nouvelles
La rencontre entreprise-à-entreprise, animée par le Centre du commerce international au Kenya, a permis à une entreprise de services et de produits logiciels au Bangladesh de trouver de nouveaux partenaires et clients en Afrique de l’Est.

Même à l’ère de la cybernétique, les rencontres physiques peuvent souvent s’avérer indispensables. M. Manjur Mahmud vient d’être interrogé au sujet de l’entreprise de fourniture des services et des produits logiciels au Bangladesh DataSoft, qui a gagné un nouveau partenaire et un nouveau client au Kenya suite à une rencontre entreprise-à-entreprise (B2B) organisée par le Centre du commerce international (ITC) en Afrique de l’Est à la fin de l’année dernière.

DataSoft était bien placé pour ouvrir le marché de l’Afrique de l’Est car bon nombre de ses produits, en particulier les logiciels et services de microfinance, ciblent les marchés émergents, a déclaré M. Mahmud, Directeur et Chef de l’exploitation de la société. Par exemple, le contrat de DataSoft avec Synergy Innovations Limited, installée à Nairobi, est une preuve de ce que son application web et mobile Microfin 360, qui est déjà un succès au Bangladesh avec 96 partenaires, est désormais en voie d’entrer dans le marché kényan.

Le partenariat représente une « synergie parfaite où nous développons certains produits et services qu’ils peuvent utiliser dans leur propre contexte », a déclaré M. Mahmud.

Implantation en Afrique de l’Est

Et ce n’est pas tout. DataSoft a également un nouveau partenaire en Ouganda et vise à entrer dans d’autres marchés en Afrique de l’Est avec ses produits bancaires et financiers, notamment des solutions de lutte contre le blanchiment d’argent. Mahmud et un consultant du domaine se rendront en août en République-Unie de Tanzanie et au Mozambique sous le parrainage du programme Fonds d’affectation spéciale des Pays-Bas III (NTF III) programme, qui a organisé en octobre dernier les rencontres entreprise-à-entreprise qui ont permis à DataSoft de rencontrer, et éventuellement de s’associer avec Synergy Innovations.

« Nous constatons que les rencontres physiques sont importantes », a déclaré Mahmud. « Le pouvoir des rencontres » que NTF III a rendu possible, a fonctionné comme par magie. Lorsque les gens constatent que vous faites partie d’une délégation, ils comprennent que vous êtes passé par un processus de sélection, et donc votre crédibilité augmente. »

Servir de tremplin

« NTF III nous offre un tremplin, une occasion d’entrer dans le marché » a-t-il ajouté. « Notre responsabilité est de parvenir à l’étape suivante et de créer une grande opportunité à partir de cette petite opportunité. »

C’est tout ce qu’essaye de faire Mahmud. Il a tenu des conférences téléphoniques avec de potentiels partenaires au Mozambique et en République-Unie de Tanzanie, et a rencontré les représentants de certaines de ces entreprises à New Delhi, en Inde.
Il est important de rencontrer les entreprises sur leur territoire, a-t-il ajouté, et c’est la raison de son retour en Afrique ce mois.

« Elles sont prêtes à nous accueillir parce qu’elles se rendent compte que nos produits sont vraiment exceptionnels et peu coûteux, qu’il s’agit de produits matures et aussi bons que tous les produits provenant des pays occidentaux », a-t-il expliqué. « Nous espérons rentrer avec quelques nouveaux partenaires, qui nous permettront d'entrer en contact avec le client final pour quelques présentations. ».

Il est trop tôt pour déterminer l'apport de ces partenariats africains aux résultats de DataSoft. Même des multinationales telles que Facebook, Google ou IBM ont eu besoin de trois à quatre ans pour percevoir les répercussions réelles de leurs interventions, a déclaré M. Mahmud. Mais DataSoft anticipe sur la viabilité à long terme des revenus récurrents et durables sur le marché de l’Afrique de l’Est.

Optimiser l’aide en « millions de dollars »

Le NTF III a appuyé DataSoft pour « ouvrir un nouveau marché, un nouveau continent », a déclaré Mahmud. « Avant, nous n’avions aucune idée de ce qui se passe dans ce marché, et ne savions pas s'il était possible d’y gagner un centime. Nous n’avions mené aucune étude du marché africain. Ils ont mené cette étude et ont sélectionné les entreprises devant tenir les rencontres entreprise-à-entreprise avec nous. Cela nous a permis d’avoir un aperçu du marché. Ils offrent également des opportunités pour un voyage de suivi et nous accompagnent du début à la fin. »

Le projet de l’ITC, financé par le Centre néerlandais pour la promotion des importations en provenance des pays en développement (CBI), affilié au ministère néerlandais des Affaires étrangères, permet aux bénéficiaires de renforcer leurs capacités et établir des liens de marché, tout en leur apportant conseils et assistance, a indiqué M. Mahmud.

Si j’ai des doutes sur certains partenaires en Afrique, je peux contacter quelqu’un de NTF III à Nairobi pour me renseigner » a-t-il déclaré. Ils se plaisent à nous soutenir, et ce soutien vaut un million de dollars. De nombreux projets sont comme une goutte d’eau dans l’océan : ils n’apportent pas de réel soutien. Mais ce projet concourt véritablement à la réussite d’une entreprise. »

En savoir plus sur le programme du Fonds d’affectation spéciale des Pays-Bas III de l’ITC.