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Réunion du groupe consultatif commun

20 juillet 2011
ITC Nouvelles

La 44e session de la réunion du Groupe consultatif commun (GCC) de décembre 2010 a porté sur l’engagement à promouvoir une approche de partenariat entre l’ITC, l’OMC et la CNUCED pour la mise en œuvre de l’agenda de l’Aide pour le commerce.

L’objectif de cette réunion annuelle était d’examiner le programme de travail de l’ITC via son Rapport annuel 2009, le Document de programme consolidé (DPC) pour 2011 et le projet de Plan opérationnel pour 2011.

Plus spécifiquement, l’objectif principal est d’améliorer le dialogue avec le privé, en promouvant le rôle des PME et des micro-entreprises, en soulignant leurs besoins de financement et en s’assurant que leurs points de vue sont pris en compte dans les questions liées au commerce.

Succès de l’initiative 'Unis dans l’action'

Dans son discours liminaire, M. Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la CNUCED, a estimé qu’un agenda pour la fourniture de l’Aide pour le commerce aux pays en développement est 'essentiel au bon fonctionnement de leurs capacités de production et d’exportation, et à leur compétitivité à long terme'. Il a ajouté que ceci vaut particulièrement pour les PMA où les besoins d’investissement en infrastructure de production et d’exportation sont énormes maisinsuffisamment satisfaits.

‘Afin d’atteindre durablement des taux de croissance élevés, les PMA doivent porter leur taux de formation brute de capital fixe à 25% de leur PIB au moins mais, comme en témoigne le Rapport 2010 sur les PMA, ces taux s’élèvent actuellement à 18% du PIB pour les PMA africains et 21% pour les PMA d’Asie,’ a déclaré
M. Supachai.

Quant à ses préoccupations concernant la baisse de l’aide proportionnelle au développement de la productivité du secteur, M. Supachai a estimé que ‘pour contribuer fortement aux capacités de production et d’exportation des pays en développement, l’Aide pour le commerce doit être additionnelle et suffisamment conséquente pour combler le déficit d’infrastructures des pays en développement, notamment des PMA’. Comme membres du Groupement interinstitutions sur le commerce et la capacité de production, l'ITC et la CNUCED ont collaboré en 2010 à des projets pilotes Une ONU dans plus de 20 pays de cinq régions.

Donnant de nombreux exemples de coopération entre la CNUCED et l’ITC dans des pays allant de l’Albanie au Rwanda en passant par Haïti, M. Supachai a estimé qu’il fallait consulter de façon systématique lors du lancement d’opérations au plan national dans des régions où les activités des agences sont étroitement liées.

Il a ajouté que ‘le groupe interinstitutions est désormais un mécanisme de coordination opérationnel et solide qui requiert un soutien permanent’.

Lors de l’examen du projet de Plan opérationnel, M. Supachai est d’avis que la CNUCED et l’ITC pourraient identifier d’autres niches de collaboration dans les domaines suivants:

  • Facilitation des échanges commerciaux pour accroître la compétitivité;
  • Soutien aux institutions d’appui au commerce et amélioration de l’environnement commercial;
  • Intelligence commerciale;
  • Interface pour les questions d’environnement et de politiques commerciales, particulièrement pour les secteurs basés sur les ressources naturelles, incluant les aliments bio;
  • Amélioration des chaînes logistiques et intégration aux chaînes de valeur régionales et mondiales, en se focalisant notamment sur les obstacles auxquels sont confrontées les PME africaines qui tentent de s’y intégrer; et
  • Soutien au dialogue public-privé concernant les implications des accords de partenariat économique, en se focalisant notamment sur le secteur des services, la politique de la concurrence et le commerce et l’investissement.

Vers la conclusion de l’agenda de Doha pour le développement

M. Pascal Lamy, Directeur général de l’OMC, a indiqué que, depuis la réunion de l’année dernière, plusieurs événements avaient eu lieu influant sur les travaux des agences et ayant apporté des éléments sur les perspectives de sortie de la crise mondiale et financière.

Parmi ceux-ci on peut citer le Sommet 2010 des Nations Unies sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) organisé à New York. Il est, entre autres, ressorti que les progrès réalisés en direction des OMD ont été contrecarrés par la crise, dans les PMA comme dans les pays en développement. De plus, la majorité des pays en développement a défendu l’idée que le commerce libre représente leur meilleure chance de sortir de la crise et que la conclusion de Doha apparait aujourd’hui plus urgente que jamais. M. Lamy a estimé que cette conclusion reste le principal objectif de l’OMC et à cette fin, le récent Sommet du G20 de Séoul a réaffirmé la détermination des membres à conclure l’agenda.

‘La Déclaration du G20 confirme l’importance du commerce pour la relance économique mondiale et la croissance, et que la conclusion de Doha dans les 12 prochains mois est un must si les pays en développement veulent tirer pleinement parti de l’ouverture du commerce,’ a déclaré M. Lamy.

Selon M. Lamy, l’adhésion des PMA à l’OMC est une priorité politique de l’Organisation et l’ITC a un rôle majeur à jouer dans la mise en œuvre du programme de secrétariat commun OMC/ITC/Fonds d’investissement européen, qui entend renforcer les capacités structurelles des PMA. En juillet 2011, l’OMC accueillera le troisième Examen global de l’Aide pour le commerce, consacré à la mise en évidence de l’impact des interventions d’assistance liée au commerce, qui devient une question cruciale en cette période de restrictions budgétaires.

M. Lamy et M. Supachai ont souligné l’importance du rôle de l’ITC dans le cadre de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les PMA organisée en mai 2011 en Turquie. 

M. Supachai a estimé que ‘les priorités incluent le développement des capacités de production, la diversification des exportations et des marchés, l’amélioration des capacités des PMA en matière de services au commerce, l’attraction de l’IED, le transfert de technologies, la coopération Sud-Sud et l’intégration régionale.’

Valeur des exportations plutôt que volume - La clé des opportunités

Mme Patricia Francis, Directrice exécutive de l’ITC, a indiqué qu’un des messages récurrents du WEDF 2010 était celui de se concentrer sur la valeur des exportations plutôt que sur leur volume dans le but de transformer la crise en opportunité.

Alors que le volume est synonyme de profit à court terme, Mme Francis a estimé que la valeur est obtenue par les biais suivants:

  • Réflexion ä long terme engendrant des stratégies dont les bénéfices sont durables ;
  • Approches équitables et inclusives qui intègrent les actionnaires mais aussi toutes les parties impliquées;
  • Innovation en cherchant de nouvelles opportunités via la diversification;
  • Mondialisation en comprenant le potentiel que son expansion peut engendrer.

'Face à la pénurie de ressources financières, alimentaires et naturelles, réfléchir en terme de valeur devient la condition sine qua non pour surmonter le manque de moyens et s’attaquer à la pauvreté,' a déclaré Mme Francis.

Les priorités opérationnelles de l’ITC pour 2011 sont:

  • Faciliter l’accès des PME des pays bénéficiaires aux chaînes logistiques mondiales, en s’assurant que les initiatives des entreprises et des secteurs sont reliées aux opportunités du marché;
  • Inclure des domaines transversaux, tels que la parité, l’environnement, la durabilité et les partenariats globaux;
  • Aider les IAC à comprendre la valeur des services qu’elles proposent, en déployant le programme d’évaluation comparative de l’ITC;
  • Améliorer la portée et l’impact des publications et des biens publics mondiaux;
  • Lancer le nouveau site Internet et le système de gestion de la relation clients afin de mieux communiquer avec les bénéficiaires.

Mme Francis a déclaré que l’ITC poursuivra sa collaboration avec ses partenaires dans le cadre de l’agenda de l’Aide pour le commerce pour s’assurer que la voix du secteur privé est représentée et que le commerce est intégré et reconnu comme outil de réalisation des OMD. L’ITC continuera aussi à se concentrer sur les programmes axés sur l’égalité hommes-femmes, l’environnement et la réduction de la pauvreté. Via le programme EnACT, l’ITC explore de nouvelles manières de cibler les jeunes dans ses programmes.

 Les priorités opérationnelles de l’ITC sont basées sur la prise en compte des commentaires des clients dans les principaux objectifs stratégiques, tel que souligné dans le DPC et le plan opérationnel.

Principaux domaines d’action par région 

L’ITC considère l’appropriation nationale comme essentielle à la durabilité des résultats. En présentant le DPC, M. Friedrich von Kirchbach, Directeur de la Division des programmes de pays à l’ITC, a expliqué que ce document est conçu comme un programme de travail pratique pour l’année à venir, ce qui permet à l’ITC d’identifier les domaines òu il pourrait accroître  son impact.

Il décrit également la mise à disposition de biens publics mondiaux et l’amélioration de son expertise technique, et identifie divers grands domaines d’action pour chacune des cinq régions (voir la carte).

Structuré autour de cinq projets d’action de l’ITC, le DPC se concentre sur: 

  • Les PMA, les pays en développement sans littoral (PDSL), les petits États insulaires en développement (PEID) et l’Afrique subsaharienne (ASS);
  • La mise en place de capacités d’exportation au niveau des pays;
  • La mise en place de capacités d’exportation au niveau des régions;
  • L’accroissement du nombre d’utilisateurs de biens publics mondiaux; et
  • La contribution aux OMD.

Renforcer l’exécution via des programmes pluriannuels et des ressources additionnelles

Le Plan opérationnel de l’ITC est un outil interne de planification annuellealigné sur le DPC et le programme de travail. Depuis sa mise en route et la mise en place du troisième plan stratégique, M. Anders Aeroe, Directeur exécutif adjoint ad interim, estime que l’ITC est en meilleure posture pour mener à bien ses programmes en 2011 depuis la mise en place de systèmes et de procédures, qui font que les programmes pluriannuels favorisent la stabilité et que les programmes réguliers et les ressources extrabudgétaires sont en augmentation.

L’ITC entend bâtir une organisation efficace en terminant les projets dans les délais impartis et en garantissant l’obtention de résultats auprès de ses partenaires; en intensifiant le rythme et en améliorant la qualité; et en poursuivant la mise en place d’une structure de gestion solide basée sur les résultats; en clarifiant la communication sur les activités transversales relatives à l’égalité hommes-femmes, à l'environnement, à la durabilité de l’impact et aux partenariats mondiaux; en lançant un nouveau site Internet et en développant le système de gestion de la relation clients pour améliorer la qualité des prestations auprès des bénéficiaires; et en collaborant plus étroitement avec l’OMC et la CNUCED.

L’ITC a bénéficié d’un environnement favorable et d’alliances stratégiques solides avec de nombreuses organisations qui ont permis d’inscrire plus solidement les OMD dans ses activités. Ceci inclut de développer des stratégies en vue d’intégrer le développement favorable aux pauvres via l’exportation, l’autonomisation économique des femmes et la durabilité environnementale de la croissance, de suivre les résultats liés aux OMD au sein des projets et d’intégrer les OMD durant la conception des projets.

Réponse des délégués

De nombreux délégués se sont dits satisfaits de la façon dont les OMD ont été intégrés dans les travaux de l’ITC et de l’évolution vers de plus nombreux programmes échelonnés sur plusieurs années. L’accent porté par l’ITC à la réduction de la pauvreté, l’environnement et les partenariats mondiaux a été salué ainsi que les progrès enregistrés dans la parité des genres. Plusieurs délégués auraient apprécié que ce sujet soit plus détaillé dans les documents de l’organisation, et certains ont suggéré que le sujet de la jeunesse bénéficie d’une attention similaire.

 Concernant le travail de l’ITC sur le terrain, les délégués ont accueilli favorablement l'attention croissante accordée aux solutions structurées régionalement, tout en mettant l’accent sur l’importance pour chaque pays de s’approprier les projets. L’ITC a été encouragé à s’assurer que les programmes multinationaux contribuent à l’intégration régionale. Un accord a été trouvé concernant l’attention portée aux groupes les plus pauvres de chaque pays (PMA, PDSL, PEID et ASS), même si certains délégués ont souligné l’importance de ne pas ignorer d’autres régions en développement. À l’instar de M. Supachai et de M. Lamy, de nombreuses délégations ont rappelé l’importance de la Conférence des Nations Unies sur les PMA-IV, prévue à Istanbul en mai 2011, qui sera l’occasion pour l’ITC d’apporter son expertise et de contribuer à une amélioration réelle du sort des PMA.

La prochaine réunion du GCC se tiendra les 30 juin et 1er juillet 2011. Elle est déplacée au deuxième trimestre, ce qui permettra de présenter le Rapport annuel sur l’année précédente de façon plus opportune.

 

 

FORUM MONDIAL 2011 POUR LE DÉVELOPPEMENT DES EXPORTATIONS,10-11 mai 2011 , Istanbul, Turquie 

En 2011, le thème du Forum mondial pour le développement des exportations (WEDF), événement phare de l’ITC, sera ‘Le rôle du secteur privé auprès des PMA pour dynamiser la croissance par le tourisme et le développement durable inclusif’. Se déroulant dans le cadre de la quatrième Conférence de l’ONU sur les pays les moins avancés (PMA-IV), l’événement se tiendra du 10 au 11 mai à Istanbul, Turquie, et se focalisera sur les solutions pour développer un tourisme durable dans les PMA. L’ITC collabore avec les pays partenaires, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et d’autres agences pour réunir des experts de haut niveau du tourisme des secteurs public et privé afin qu’ils trouvent des solutions aux problèmes de ce secteur. Les participants au WEDF assisteront à des ateliers qui encourageront les partenariats public-privé pour des projets touristiques spécifiques.

Pour plus d’information:

http://www.intracen.org/appui-commerce/WEDF/

LA QUATRIEME CONFÉRENCE DES  NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA-IV),9-13 mai 2011 , Istanbul, Turquie

L’Assemblée générale de l’ONU a convoqué la première Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) à Paris en 1981 afin de répondre aux besoins spécifiques de ces pays. À l’origine, le groupe comptait 25 pays (aujourd’hui 48) décrits par l’ONU comme ‘le segment le plus pauvre et le plus faible de la communauté internationale' dont le développement économique et social pose un problème majeur pour eux-mêmes et leurs partenaires au développement.

Afin de se focaliser à nouveau sur des mesures spécifiques pour ces pays, l’Assemblée générale a convoqué la seconde Conférence des Nations Unies sur les PMA, également à Paris, en 1990. Ses résultats ont été incorporés dans la Déclaration de Paris et le Programme d’action pour les PMA pour la décennie des années 1990.

La quatrième Conférence des Nations Unies pour les PMA (PMA-IV) se tiendra à Istanbul, en Turquie, du 9 au 13 mai 2011. Elle a pour objectifs:

• D’évaluer les résultats du plan d’action décennal pour les PMA adoptés à la troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA à Bruxelles, Belgique en 2001; et

• D’adopter de nouvelles mesures et stratégies de développement durable pour les PMA pour la prochaine décennie.

La conférence sera inclusive et transparente afin de promouvoir le dialogue entre les parties prenantes: gouvernements, société civile, secteur privé, associations d’entreprises, organisations philanthropiques et à but non lucratif, parlementaires, universités et médias.