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L’ITC présente les retombées des partenariats Sud-Sud à l’Exposition mondiale sur le développement Sud-Sud

12 janvier 2018
ITC Nouvelles
Ce forum de solutions présente des exemples à succès de stimulation du commerce entre pays en développement.

Le forum organisé par le Centre du commerce international (ITC) à l’Exposition mondiale sur le développement Sud-Sud 2016 (GSSD Expo 2016), qui s’est tenu du 31 octobre au 3 novembre 2016 à Dubaï, portait sur le partage de connaissances et d’expertise dans le commerce et l’investissement Sud-Sud. La GSSD Expo 2016 est une plate-forme d’échange de connaissances qui présente et vulgarise les solutions de développement Sud-Sud, les leçons apprises et les bonnes pratiques entre les pays en développement, les organismes donateurs, les entreprises et les groupes du secteur privé, les organisations de la société civile et les organismes des Nations Unies.

La GSSD Expo 2016 a été organisée par le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) et Zayed International Foundation, avec le soutien du gouvernement des Émirats arabes unis.

Le 1er novembre, l’ITC, par son projet de soutien au commerce et à l’investissement de l’Inde pour l’Afrique (SITA), a organisé un Forum de solutions sur le thème Renforcer la coopération Sud-Sud dans le commerce et l’investissement pour un impact sur le développement. Ce forum présentait les solutions à succès conçues et mises en œuvre pour répondre aux défis de développement et visait à informer les décideurs politiques et les organismes de développement sur les modèles permettant d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement des Nations Unies. Il a fourni des exemples d’initiatives à succès mises en œuvre par le projet SITA et le projet de promotion et d’ajout de valeur au coton africain.

M.Govind Venuprasad, Directeur de programme pour le commerce et l’investissement Sud-Sud, a présenté un exemple dans lequel le projet SITA, en partenariat avec Export-Import Bank de l’Inde, a impulsé un changement de politique et la création d’une institution suite à l’étude de faisabilité de la mise en place d’un mécanisme de garantie des crédits à l’exportation pour le Rwanda. Suite au rapport de cette étude, le gouvernement avait consenti à la création du mécanisme et à une recherche de financements pour celui-ci. Le mécanisme de garantie des crédits à l’exportation augmentera l’inclusion financière et la performance du Rwanda en termes d’exportations.

Impact du commerce Des experts en tissage à la main d’Inde et de Zambie ont examiné la collaboration de l’ITC avec leurs homologues indiens et des pays d’Afrique orientale. Mme Sharmistha Mohapatra, de la filiale des initiatives sociales d’Infrastructure Leasing and Financial Services, une société de services, a souligné l’importance du transfert de connaissances et de technologies d’Inde en Afrique orientale. Elle a déclaré que des améliorations mineures dans l’adoption de technologies appropriées pouvaient induire d'importants gains de productivité et a cité l’exemple des rouets de tissage à main améliorés, dont le coût est de $120, qui ont quadruplé la productivité.

Mme Aselly Mwanza, de l’Association cotonnière de Zambie, a expliqué au forum comment le renforcement des compétences, les visites d’exposition et l’accès aux financements avaient fait passer les tisserandes dans son pays de simples productrices à opératrices économiques, ce qui a permis l’amélioration des revenus et des capacités de production. Elle a déclaré que les initiatives de formation des formateurs ont permis de garantir la continuité de la trajectoire de croissance du nombre de femmes adoptant le tissage comme source de revenus.

Entre-temps, M.Robert Njoka, de Zingo Investments du Kenya, a déclaré qu’un partenariat avec la société de sous-produits d’origine animale P. Subbaraj & Co. pour la transformation de résidus de la tonte de peaux d’animaux en engrais biologiques permettrait de réduire la dépendance par rapport aux engrais importés, offrirait à sa société un nouveau produit et une nouvelle source de revenus et, surtout, transformerait les déchets initialement destinés aux décharges en un produit de « création de richesse » utile.

M.Noel Hirwa, un agriculteur du Rwanda, a déclaré que son partenariat avec Akay Flavours, une entreprise indienne, lui permettrait d’agrandir sa plantation sur les deux prochaines années et que sa communauté adopterait également la culture du piment rouge. Dans la même lancée, M.Balu Maliakel, directeur exécutif d’Akay Flavours, a déclaré que l’engagement des agriculteurs à l’instar de M.Hirwa, regroupés en groupements communautaires d’agriculteurs, et une agence gouvernementale réactive, en l’occurrence, le National Agricultural Export Board, constituaient des atouts en faveur du Rwanda, malgré son statut de pays sans littoral. Il a également déclaré qu’Akay cherchait à implanter une usine de traitement en 2018 suite à l’augmentation de la production du poivre rouge.

En savoir plus sur le projet Appui au commerce et à l'investissement indien pour l'Afrique