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Les parties prenantes partagent les mêmes attentes concernant SITA : un projet de promotion des échanges Inde-Afrique de l'Est

18 juillet 2014
ITC Nouvelles

Les représentants des secteurs publics et privés d'Inde et de cinq pays d'Afrique de l'Est font part de leurs attentes vis-à-vis du nouveau projet de coopération Sud-Sud du Centre du commerce international (ITC), Soutenir les préférences commerciales de l'Inde pour l'Afrique (SITA – présentation en anglais),lors d'une réunion à Nairobi, au Kenya, le 10 juillet 2014.

Les délégués ont discuté des objectifs du projet SITA et des attentes vis-à-vis de celui-ci dans le cadre de la première réunion de plateforme des partenaires (pages en anglais). Le projet est conçu pour augmenter les exportations de cinq pays d'Afrique de l'Est (Éthiopie, Kenya, Rwanda, Ouganda et la République-Unie de Tanzanie) vers l'Inde, au travers du partage des compétences et des technologies, et la facilitation des investissements de la part de l'Inde. Le projet est financé par le Département pour le développement international du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (DFID).

Le projet SITA est axé sur l'amélioration des exportations vers l'Inde depuis les cinq pays d'Afrique de l'Est, tout en facilitant les investissements et le partage des technologies et compétences avec l'Inde. La plateforme de partenariat du projet SITA promeut les solutions ayant déjà fait leurs preuves, afin de construire des liens commerciaux et d'investissement plus solides entre l'Inde et les pays d'Afrique de l'Est sélectionnés. Elle réunit les parties prenantes des secteurs publics et privéspour qu'ils fournissent un leadership éclairé qui permette d'améliorer le climat des affaires et des investissements, et aide à identifier les opportunités commerciales.

Les représentants de l'Éthiopie ont déclaré que leur principal intérêt était d'accroître les investissements indiens, en particulier dans l'industrie agroalimentaire, et de partager les expertises concernant les petites et moyennes entreprises (PME) dans la mesure où elles constituent plus de 90 % de l'économie éthiopienne.

Les délégués du Rwanda ont fait part de leurs points de vue sur la mise en pratique des politiques afin d'encourager un environnement des affaires propice, y compris une assistance technique liée au commerce qui puisse faciliter l'accès des produits rwandais au marché indien. Ils ont également discuté des opportunités de coentreprises commerciales et de la coordination des contacts de gouvernement à gouvernement. Ces facteurs avaient été déclarés cruciaux pour atteindre l'objectif national de 38 % de croissance annuelle des exportations d'ici à 2020.

Les participants tanzaniens ont souligné le besoin de renforcer l'environnement réglementaire et commercial national, et d'encourager les coentreprises. Ils ont insisté sur l'importance du transfert des technologies et des connaissances depuis l'Inde, l'amélioration des infrastructures commerciales et des liens entreprise à entreprise, ainsi qu'un meilleur appui pour les produits financiers et non financiers.

Les délégués de l'Ouganda se sont concentré sur la promotion des produits agroalimentaires, la coopération dans le secteur financier, la facilitation de l'établissement d'entreprises indiennes dans le secteur manufacturier, l'établissement d'un centre de délocalisation des processus commerciaux en Afrique de l'Est, et le renforcement des institutions d'appui au commerce.

Les représentants du Kenya ont fait part de leurs attentes vis-à-vis de la diversification des produits, la promotion des services de santé et des technologies de l'information et de la communication, le transfert de technologies depuis l'Inde pour une production à valeur ajoutée, et une meilleure coopération entre les institutions d'appui au commerce indiennes et kényanes.

Les délégués de l'Inde ont exprimé leurs souhaits de voir les marchés communs régionaux faciliter l'entrée des sociétés indiennes en Afrique de l'Est, et l'exportation de capitaux et d'investissements de l'Inde vers l'Afrique. Ils ont souligné les bénéfices d'un cadre réglementaire et financier amélioré, d'un regroupement des PME, de la facilitation de coentreprises, et du soutien pour stimuler les marchés des capitaux d'emprunt et des capitaux propres en Afrique de l'Est.