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12 décembre 2011
ITC Nouvelles

Les obstacles non tarifaires mettent en péril le commerce en Asie du Sud

La quatrième édition du Sommet économique de l’Asie du Sud (SAES) s’est tenue à Dhaka, Bangladesh, les 22 et 23 octobre dernier. Il visait à renforcer l’intégration régionale en Asie du Sud par le dialogue sur les questions économiques. Lors du Sommet, les responsables du commerce et de l’industrie ont insisté sur le fait que les obstacles non tarifaires, le manque de connectivité, le commerce informel, les frontières rigides et le manque de facilités bancaires dans les régions frontalières sont les principaux obstacles à la croissance du commerce dans la région. Ils ont cité à titre d’exemple les échanges de textiles et de vêtements entre les pays membres de l’Association sud-asiatique de coopération régionale (ASACR) qui représentent à peine 18% de leurs échanges alors que l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh sont parmi les acteurs les plus puissants au monde dans ce secteur. L’essentiel des échanges de l’ASACR se fait sur la base de l’offre et de la demande, mais pas sur la base d’accords. C’est pourquoi en matière de commerce infrarégional, les pays de l’ASARC sont à la traîne par rapport aux autres blocs commerciaux tels que l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.

 

L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud s’engagent à doper le commerce

Lors du Sommet Inde, Brésil et Afrique du Sud du 18 octobre, les discussions ont porté sur les préoccupations croissantes suscitées par la crise financière mondiale. Le Président sud-africain Zuma y a rappelé aux participants les mesures adoptées: ‘Nous poursuivons notre collaboration dans des domaines tels que le G20, les BRICS, l’OMC et le G77 plus la Chine, sur les questions économiques et financières.’ L’impact des affres financières de la zone euro figurait en bonne place sur l’ordre du jour, les dirigeants ayant exhorté les gouvernements européens à prendre des mesures pour empêcher que la crise ne se propage. L’Inde, le Brésil et l’Afrique du sud ont consolidé leurs capacités à faire face à la crise de la zone euro en diversifiant leurs partenaires commerciaux et en renforçant la coopération entre les pays en développement. Les trois économies émergentes ont réussi à dépasser l’objectif de $E.-U. 15 milliards d’échanges intra nationaux qu’ils s’étaient fixé lors de la séance d’ouverture du sommet en 2003, atteignant
$E.-U. 16,1 milliards en 2010 et bientôt $E.-U. 25 milliards, l’objectif fixé à l’horizon 2015.

 

Retards supplémentaires dans la mise en œuvre du programme d’action en faveur des PMA

Les délégués à la Deuxième commission (économique et financière) des Nations Unies réunie le 21 octobre ont averti que tout retard supplémentaire dans la mise en œuvre du Programme d’Istanbul en faveur des PMA entraînerait une détérioration plus grave encore des conditions de vie de centaines de millions de personnes. Le Programme d’action d’Istanbul a été adopté en mai dernier lors de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) et énumère huit domaines prioritaires, y compris les capacités productives et le développement social et humain. À la réunion, des représentants de PMA et de PED sans littoral, ainsi que de petits États insulaires en développement, ont insisté sur l’importance vitale du commerce équitable, de l’augmentation des investissements dans les infrastructures et des flux d’aide. Les représentants ont indiqué que les PMA étaient confrontés à un système commercial déloyal et ont demandé aux pays développés de mobiliser des ressources pour l’APC tout en offrant des conditions d’accès au marché favorables pour tous les produits originaires de PMA.

 

Le forum régional trace la voie à suivre

Fin septembre dernier, la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Marché commun de l’Afrique orientale et australe, la Communauté de développement de l’Afrique australe et l’Autorité intergouvernementale pour le développement se sont réunis pour trouver le moyen de mener à bien des projets d’infrastructures sur le continent africain. Les échanges entre les pays d’Afrique sont les plus bas au monde, estimés à tout juste 3%, contre 62% avec l’Europe et 40% avec l’Asie. Le problème tient essentiellement aux piètres infrastructures de transport et au manque d’énergie vitale et de services de télécommunications. Tous ces facteurs rendent les transactions très coûteuses. Les experts estiment que transporter un conteneur de 20 pieds du Japon au port de Mombasa coûte $E.-U. 1500, mais que mener le même conteneur jusqu’à Bujumbura au Burundi coûte jusqu’à $E.-U. 5000. En réponse, les pays d’Afrique orientale et australe insistent pour que soient lancés des projets d’infrastructures conjoints au titre de l’initiative APC, en mettant l’accent sur le développement des couloirs de transport. Le forum régional insiste sur l’harmonisation des plans directeurs relatifs aux infrastructures dans différents pays, et vise à mettre en place des mécanismes de financement et de mise en œuvre conjoints pour le développement des infrastructures.

 

Les pays en développement, clés de l’ordre du jour de la COP17

La 17ème Conférence des parties (COP17) de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et la 7ème Session de la Conférence des parties siégeant en tant que Réunion des parties au Protocole de Kyoto (CMP7) s’est tenue du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban, Afrique du Sud.

Les plans de financement, axés sur le rôle des nations en développement et du secteur privé, étaient le point clé à l’ordre du jour de la COP17, dont deux pour le développement économique vert. Ils englobent la finalisation de la mise en place du Fonds vert pour le climat convenu lors de la conférence 2009 de Copenhague et destiné à financer les projets axés sur les énergies renouvelables dans les pays en développement. Même si l’on s’accorde à dire que d’ici 2020, $E.-U. 100 milliards seront alloués au titre du financement du climat, leur provenance reste incertaine, tout comme la part de cette somme qui proviendrait de ce Fonds. Un comité transitoire, composé de représentants de 25 PED et de 15 pays développés, a conçu le fonds et soumis une recommandation à la COP en vue de son adoption.