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Inclusivité et durabilité dans le commerce mondial

29 mars 2012
ITC Nouvelles

En juin, les dirigeants de la planète assisteront au Brésil à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), pour renouveler leur engagement politique en faveur du développement durable, évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des accords et les résultats des précédents sommets, et relever de nouveaux défis.

Les deux précédents ‘sommets de la Terre’ ont reconnu la contribution du commerce au développement durable – en répartissant de manière plus efficiente les ressources rares, en stimulant la croissance et en améliorant les revenus. Ces dernières années, nous avons constaté que la libéralisation du commerce, la protection de l’environnement et le développement social inclusif ne sont en rien contradictoires. Ils peuvent se renforcer mutuellement. À l’ITC, nos programmes partent du principe que les scénarios triplement gagnants sont réalistes. Soigneusement élaborées, les stratégies d’exportation peuvent tirer parti du commerce de manière bénéfique pour la société et l’environnement.

Cette année est également importante pour le système commercial mondial; les hauts responsables du commerce du monde entier et les membres de la société civile se réunissent à la CNUCED XIII. Comme le souligne dans ce numéro du Forum du commerce international le Dr Supachai, Secrétaire général de la CNUCED, la conférence permet aux dirigeants de réaffirmer que le commerce doit être au cœur de l’agenda du développement durable.

Aujourd'hui, l'économie verte est un thème central du développement durable, alors que les conséquences du changement climatique et de la surpopulation urbaine apparaissent au grand jour. Selon Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’économie verte est pauvre en carbone, respectueuse des ressources et socialement inclusive. La demande de produits et services écologiques offre aux pays en développement des possibilités considérables d’accroître les moyens d'existence de leurs citoyens et de préserver l’environnement naturel. En témoigne l’exemple des produits issus de la biodiversité, tels que les cosmétiques, les médicaments et les ingrédients alimentaires naturels. La demande de biens produits selon des modes de production durables renforce, via la certification, l’intérêt économique à protéger l’environnement tout en améliorant les revenus des familles rurales pauvres.

L’ITC travaille directement avec les exportateurs et les producteurs à l’avènement de l’économie verte. Par le biais de son Programme commerce, changement climatique et environnement (TCCEP), l’ITC aide les exportateurs péruviens de produits issus de la biodiversité à lever les barrières réglementaires freinant l’accès au marché américain. En Zambie, le programme aide 500 femmes à vendre leurs produits naturels aux écogîtes haut de gamme, assurant ainsi des revenus importants aux populations autrefois tributaires de l’agriculture de subsistance. Le travail de l’ITC relatif à la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction vise à comprendre le commerce des espèces sauvages et la façon de réduire son impact sur la faune et la flore. Le programme aide également les exportateurs de thé et fruits du Kenya à mettre en œuvre des stratégies d’atténuation du changement
climatique et d’adaptation à ses effets.

Certes, nous devons rester réalistes quant à la contribution concrète de l’économie verte au développement mondial. Comme le décrit clairement Augusto López-Claros de la Banque mondiale, les gouvernements des pays en développement doivent développer les politiques et les institutions qui favorisent la croissance durable et, bien souvent, les objectifs de création de richesses risquent de l’emporter sur les objectifs environnementaux.

Dans le cadre de l’Aide pour le commerce, l’ITC continuera d’aider les pays en développement à identifier les opportunités offertes par l’économie verte. Parallèlement, les partenaires au développement doivent faciliter la collaboration entre les gouvernements et le secteur privé pour encourager l’avènement d’une économie socialement inclusive et la protection de l’environnement.