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Doper le commerce à travers une meilleure diffusion

14 janvier 2015
ITC Nouvelles

A l'instar de plusieurs pays d'Amérique latine, l'Équateur a revu la notion de développement. Le pays est en train de trouver sa propre voie vers une société plus durable et inclusive, axée sur une meilleure qualité de vie pour ses citoyens. Telle est la vision du Plan national 2013-2017 de l'Équateur, intitulé 'Bien vivre – Un monde meilleur'. Ce plan sert de cadre d'orientation pour le Ministère du commerce extérieur, dirigé par Francisco Rivadeneira.

Selon M. Rivadeneira, 'Bien vivre' correspond au style de vie qui permet le bonheur et le maintien d'une diversité culturelle et environnementale. Il est synonyme d'harmonie, d'égalité, d'équité et de solidarité. Il ne s'agit pas de la course à l'opulence ou à la croissance économique illimitée. L'ensemble des politiques nationales sont axées sur le Plan national, le commerce international agissant en tant que mécanisme important pour atteindre les objectifs établis dans le programme.

Sous la direction de M. Rivadeneira, le Ministère a procédé à des réformes visant à structurer l'Institut pour la promotion des exportations et des investissements de l'Équateur (ProEcuador), ce qui a amené à l'ouverture de nombreux bureaux commerciaux dans d'autres pays tels que le Pérou, la Turquie, le Japon, la Russie ou l'Allemagne. ProEcuador a pu ainsi intégrer de nouveaux marchés tout en consolidant ses activités traditionnelles d'exportation et chercher à démarquer ses produits grâce à la valeur ajoutée.
'Actuellement nous avons plus de 30 bureaux de vente dans les plus grands marchés vers lesquels nous exportons ou qui présentent un potentiel d'exportation', explique M. Rivadeneira. 'Notre but est de promouvoir le pays, ainsi que ses produits et services, directement auprès des acheteurs et intermédiaires et surtout auprès des consommateurs.'

Avant la mise en oeuvre du Plan national, l'Équateur a dû traiter une question liée au commerce extérieur, à savoir le nombre limité de produits exportés et le nombre de marchés vers lesquels ils étaient exportés. Une des solutions consistait à mettre moins d'accent sur les marchés traditionnels tels que l'Europe et l'Amérique du Nord et à augmenter les exportations vers les marchés comme l'Amérique centrale, le Mercosur, l'Asie, le Canada et l'Afrique.'Au Moyen-Orient nous avons réussi à développer une forte présence dans les pays du Golf, en particulier dans les Émirats arabes unis et au Qatar. Nous augmentons aussi nos exportations vers les marchés chinois, japonais et sud-coréens', dit M. Rivadeneira.

Promouvoir l'industrie équatorienne des services

Un prochain pas important dans la stratégie sera la promotion des services équatoriens dans le monde. En tant que plus grand fournisseur de produits agricoles de haute qualité, l'Équateur a pour tradition de promouvoir activement ses produits de base et ses matières premières. Cette promotion a été faite au détriment de la promotion des services, secteur solide dans lequel le pays possède une grande expertise. 

Cela est certainement le cas du secteur des logiciels, où l'Équateur figure parmi les leaders. Il se positionne de plus en plus dans la région et au-delà en tant que producteur de logiciels de haute qualité, en particulier dans le domaine bancaire et financier. Quelque 600 entreprises produisent des logiciels et contribuent à hauteur de 3,5% du PIB. 

'Il est important pour nous de travailler avec les gouvernements et les organisations internationales telles que l'ITC, qui nous aident à mettre en oeuvre les bonnes pratiques', affirme M. Rivadeneira. 'Cela nous aide à développer une stratégie appropriée pour promouvoir les services équatoriens et doper la compétitivité de nos PME tout en augmentant nos exportations.'
Les changements de la matrice de production de l'Équateur et les rapports intelligents avec les marchés internationaux sont en train de réorienter l'économie du pays, jadis focalisée sur les produits de base et les matières premières, vers une plus grande palette de produits à réelle valeur ajoutée. 

Par exemple, l'Équateur produit maintenant du chocolat fin, se positionnant non seulement en tant qu'exportateur de cacao, mais aussi en tant qu'acteur clé dans la production de chocolat haut de gamme.
Ce changement est l'un des résultats palpables du Plan national, qui voit les femmes, les agriculteurs et d'autres acteurs de cette économie populaire et solidaire comme facteurs de promotion du commerce.

L'Équateur continue à donner la priorité à des projets tenant en compte les aspects liés à l'égalité hommes-femmes. De ce fait, on voit se développer plusieurs secteurs où la force de travail est essentiellement féminine, tels que la floriculture.
Selon M. Rivadeneira, ces mesures sont en ligne avec les objectifs 'Bien vivre', étant donné qu'une meilleure intégration des femmes augmente considérablement le budget des familles. Cela encourage les femmes, les agriculteurs et les autres acteurs à rejoindre l'économie formelle, et les PME à s'ouvrir au commerce international. 

'Ces acteurs sont organisés en associations et consortiums non pas pour toucher des dividendes, mais pour générer des excédents qui pourront être distribués' affirme M. Rivadeneira. 'Cela profite à tous les membres de ces groupes.'
Il ne fait aucun doute que les PME influencent fortement l'activité économique en Amérique latine. Elles jouent un rôle essentiel dans le développement des zones rurales, qui historiquement manquaient de moyens de créer des opportunités pour les communautés locales. Grâce au cadre 'Bien vivre', les PME aident à transformer l'économie nationale.