Communiqués de presse

Aider les exportateurs de l’Afrique de l’Est à se conformer aux normes carbones dans le domaine de la vente au détail

29 novembre 2010
ITC Nouvelles

Plus de 40 représentants des secteurs agroalimentaire et floral de l’Afrique de l’Est se réuniront à Nairobi le mois prochain pour discuter de la gestion des nouvelles normes de vente au détail de carbone.

L’atelier de deux jours (4–5 mai) vise à fournir des informations essentielles sur le développement des empreintes de carbone et les procédés de mesure et d’enregistrement des émissions. Les participants discuteront également des besoins régionaux en matière de nouvelles normes ISO et des défis à relever par la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE).
La CAE dépend essentiellement des exportations de l’agro-industrie mais l’introduction de l’étiquetage du carbone pose des obstacles non tarifaires potentiels. Le coût de la collecte de données et le temps et l’effort nécessaires pour se familiariser avec les procédés peuvent être des défis majeurs.

Le Centre de commerce international (ITC), en partenariat avec le Bureau kényan de normalisation (KEBS) et l’Institut suédois de normalisation (SIS), et en collaboration avec l’Association kényane des exportateurs de produits frais (FPEAK), organise l’évènement en réponse à ces défis. L’évènement est appuyé par l’Agence suédoise de coopération pour le développement international (ASDI) et l’Agence danoise pour le développement international (DANIDA), à travers le programme de l’ITC sur le commerce, le changement climatique et l’environnement.

L’atelier réunira les institutions gouvernementales, les organisations de développement, le secteur privé et les associations commerciales, ainsi que l’agro-industrie, avec des experts régionaux et internationaux.

Aicha A. Pouye, Directrice de la Division de support aux entreprises et institutions de l‘ITC, prendra part à l’atelier. Elle a indiqué: “L’ITC estime que la compréhension de la façon dont les questions liées à l’environnement affectent le commerce est à présent essentielle pour la réussite de nos pays bénéficiaires, en particulier la minimisation d’éventuels obstacles non tarifaires au commerce, par exemple les normes relatives au carbone, et la maximisation des opportunités présentées par les marchés liés à l’environnement, tels que les produits alimentaires de valeur et les technologies à faible émission de carbone.”
Le Directeur de gestion du SIS, Lars Flink, a remarqué: “Cet évènement est une première étape importante impliquant les parties prenantes de la région EAC qui auront une influence importante sur le développement de la norme ISO sur les empreintes de carbone. Notre objectif est de lancer un projet à long-terme pour le renforcement des capacités dans la région afin de préparer l’adoption des normes environnementales internationales.”

On craint que les normes actuelles relatives au carbone entraînent des notations défavorables pour les produits des pays en développement. Stephen Mbithi, le Directeur exécutif de FPEAK est décidé à régler ce problème. “L’industrie horticole du Kenya et de l’Afrique en général vise à utiliser cet atelier pour mieux connaître la norme ISO sur les empreintes de carbone,” a-t-il déclaré. “Nous souhaitons informer nos consommateurs du monde entier des raisons pour lesquelles la culture sous les tropiques est bonne pour l’environnement.”

Le Directeur du développement des normes et du commerce international du KEBS, Evah Oduor, a déclaré: ‘L’atelier donnera aux parties prenantes l’opportunité de comprendre les nouvelles normes ISO sur les empreintes de carbone et de participer ainsi de manière efficace au développement de la norme internationale afin de créer un changement positif dans la vie quotidienne des gens’.

Après l’atelier, les experts de l’ITC s’entretiendront avec les parties prenantes du secteur de l’agroalimentaire pour déterminer comment aider les exportateurs à respecter les normes de vente au détail de carbone.

L’ITC envisage de mettre en oeuvre ce projet pilote dans plusieurs autres pays en 2010–2011. En février, lors de la réunion du Comité du commerce et de l’environnement de l’OMC, l’ITC a reçu un certain nombre de demandes officielles d’assistance technique sur les normes relatives au carbone.